Cotation
Coter gravité × fréquence sans se mentir
Hiérarchiser les risques suppose une règle commune. La cotation croise la gravité d'un dommage potentiel avec sa fréquence (ou probabilité) d'occurrence pour situer chaque risque sur une échelle lisible. C'est une méthode recommandée, pas une obligation : le Code du travail n'impose ni méthode de cotation ni matrice.
La logique de la matrice
Chaque risque inventorié reçoit deux notes : une pour la gravité de l'atteinte possible, une pour la fréquence d'exposition. Le produit (ou le croisement) des deux donne un niveau de priorité. L'intérêt n'est pas le chiffre lui-même, mais la possibilité de comparer des risques entre eux et de décider, sereinement, lesquels traiter en premier.
Choisir ses échelles
- GravitéDe l'atteinte mineure réversible au dommage critique irréversible. Définir chaque palier par des critères concrets.Échelle à définir en interne
- FréquenceRareté de l'exposition au danger : du contact exceptionnel à l'exposition permanente.Échelle à définir en interne
- MaîtriseCertaines méthodes ajoutent un facteur de maîtrise existante (protections déjà en place) pour affiner.Facteur optionnel
Les pièges à éviter
Une cotation n'a de valeur que si elle est homogène : appliquer les mêmes définitions de paliers d'une unité de travail à l'autre. Le deuxième écueil est l'inflation : tout coter « majeur » revient à ne rien prioriser. Enfin, la cotation se relit à chaque mise à jour : une protection installée fait baisser un niveau, une nouvelle exposition le fait monter.
Rappel : la cotation gravité × fréquence est une bonne pratique méthodologique (outils type INRS). Le Code du travail (art. R4121-1) impose l'inventaire des risques, pas une méthode de cotation déterminée.
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